VŒUX DU MAIRE

La commune de Tréal suit son bonhomme de chemin et ce que l’équipe municipale a décidé de faire en 2018 a été entrepris dans la mesure de nos moyens, pour assurer le maintien en bon état de nos structures et de nos équipements, pour assurer un meilleur confort pour les usagers, et un travail plus aisé pour le personnel.

A la salle de sport l’éclairage a été refait à neuf et une machine pour le lavage du sol a été achetée.

A la cantine scolaire une connexion internet a été installée et un ordinateur a été acheté, ce qui va permettre une plus grande facilité dans la gestion des menus et des commandes.

Le tracteur qui sert à l’entretien de la voirie a été changé pour un modèle mieux adapté au travail à faire le long des routes, et faire que les manœuvres soient moins pénibles.

La voirie et l’entretien des accotements et des fossés a été comme chaque année assuré, au plus juste pour être satisfaisant.

Nous avons aussi connu des déboires, un vol important de matériel dans l’atelier communal, ce qui nous a obligés à mettre sous alarme le bâtiment.

 

D’autres chantiers nécessaires ont pris du retard et vont suivre leur cours cette année.

C’est le cas des travaux d’accessibilité aux bâtiments communaux dont les appels d’offres n’ont pas tous eu de réponse.

La réfection du carrelage de la salle du Conseil va commencer le mois prochain, et on en profitera pour relooker le décorum de cette salle qui sert aux cérémonies de mariage, qui sont en augmentation.

Nous attendons les conclusions du diagnostic de l’éclairage public du bourg pour engager une réflexion sur le long terme et étudier des projets d’amélioration et faire des économies d’énergie. Ce projet pourrait aussi être mis en relation avec la nécessité de certains travaux dans le centre-bourg, ce que nous avons laissé en attente faute de moyens.

D’autres problèmes à résoudre sont apparus en fin d’année ou ont été remis à l’avant-scène. Les associations sportives ont apprécié le nouvel éclairage de la salle de sport mais nous ont rappelé que l’étanchéité de la toiture posait toujours problème. C’est quelque chose qui avait été envisagé, une réparation ou mieux refaire à neuf ?

Je vais demander au Conseil de réactualiser ce dossier pour prendre position cette année, en y incluant l’étude de la demande qui a été faite également pour une protection contre les intempéries de la zone de la buvette extérieure, ainsi que la réfection du plafond de la salle socio qui commence à avoir un aspect bien décati … justement à cause des problèmes d’étanchéité de la couverture.

 

Pour ce qui est d’autres projets en cours on peut dire que rien n’est simple. C’est le cas pour l’église, dont l’installation d’un  vitrail est toujours suspendu à la présentation d’un projet chiffré que des entreprises tardent à nous faire parvenir (et elles ne sont pas si nombreuses que ça dans ce domaine pour pouvoir les mettre en compétition à notre avantage). Le tableau de sonnerie des cloches est tombé en panne cet été et a dû être changé, et on apprend dernièrement que …

«Marie-Augustine a le cerveau fêlé» ! Non ce n’est pas votre voisine dans le village. Elle réside dans le clocher, elle est bien âgée, et on apprend que les cloches ont un cerveau ! Il faudra la «descendre» (sic) cette année pour la faire hospitaliser aux Pays-Bas.

Un mini évènement qui attirera des spectateurs.

 

Un changement commence ces jours-ci avec le ramassage des ordures ménagères dont la nouvelle organisation se met en place progressivement. Vous avez tous été informés et les problèmes ici où là se résoudront, au cas par cas, par les services de l’intercommunalité, seule compétente en la matière.

Il est utile de redire que l’avenir de notre commune est aussi dans le fonctionnement de ce regroupement de communes, qui doit nous rendre plus forts et dynamiques pour résoudre les difficultés, et trouver ensemble des solutions.

Je n’évoquerai pas ici le projet  du SCOT qui ne nous satisfait pas, et dont les prolongements vont obliger la commune à revoir seule la carte communale …ni les lenteurs de l’arrivée du très haut débit jusqu’aux habitats dispersés.

 

Je souhaite aborder maintenant des évènements qui nous concernent aussi. Les dernières semaines de l’année qui vient de s’achever et jusqu’à aujourd’hui ne sont pas réjouissantes. Vous le savez tous et il faut bien en comprendre les enjeux.

Le débat annoncé par le gouvernement est légitime, même si certains des habitants peuvent se sentir peu concernés par les difficultés à vivre au quotidien en milieu rural. Ces difficultés sont exprimées par des milliers de personnes. Selon l’Association des Maires Ruraux de France, l’ensemble des communes rurales additionnerait 22 millions d’habitants. Il serait idyllique de croire que tous les habitants des communes rurales sont dans l’aisance.

C’est pour que chacun puisse s’exprimer que des «cahiers de doléances» sont à disposition dans les mairies, et les élus sont là pour relayer les malaises qui seront dits.

Profitons-en, on nous dit vouloir écouter les citoyens.

Je ne ferai pas plus de commentaire ni provoquerait le débat ici et aujourd’hui. Tout ce qui est dit et montré indique qu’il ne s’agit pas d’un phénomène mineur au sein de notre société, ni qu’il se résoudra aisément. On parle de fracture politique et sociale, et notre commune est concernée comme les autres.

 

Quelques aspects rapidement sans les analyser, et ce n’est pas forcément concentré ici, ni vécu par tous les habitants de notre commune.

Les personnes âgée sont très nombreuses, plus celles qui vont le devenir ces prochaines années. Elles ont leurs difficultés propres pour accéder aux soins, aux aides à domicile, au confort moderne de leur habitation, à la mobilité, aux commerces et aux loisirs … Bien des services auxquels on s’habitue de se passer malgré soi.

Est-ce normal de dire que c’est dans l’ordre des choses ?

Les jeunes ont envie de bouger et c’est naturel. Les parents doivent très vite songer à ce qu’ils aient leur propre véhicule pour se déplacer de façon autonome, pour rencontrer des amis, pour faire du sport, pour du travail ou leurs études. Ils partent un jour pour vivre dans des logements parfois indignes … Mais dans la ville qui concentre les emplois, les grandes écoles et les universités, celle qu’ils n’ont pas toujours vraiment choisi peut-être. 

Est-ce normal que beaucoup d’entre eux soient trop souvent et si vite installés dans la précarité et l’inconfort ?

Les jeunes enfants également ont leur mal de vivre, ceux que les parents doivent réveiller de trop bonne heure pour leur âge, 6h du matin parfois. Le car scolaire n’attend pas, et bien content lorsqu’il passe tout proche de la maison. Il repassera à la nuit tombée …  Le temps d’une soupe et au lit pour recommencer le lendemain, encore fatigué de la veille.

Est-ce normal que les établissements des petites communes et ceux des villes moyennes soient régulièrement menacés de disparaitre parce que les effectifs sont toujours à la limite ?

 

Voilà, ce sont quelques exemples parmi d’autres et les élus communaux et intercommunaux doivent trouver à moindre coût les solutions locales les plus adaptées, ou les moins pires.

Les choses sont faites à notre niveau de moyens. Les dotations de l’Etat seraient-elles plus importantes et mieux prises en considération pour les citadins ?

Il se dit que la redistribution des impôts n’est pas équitable et que ceux qui en payent n’en payent pas assez.  Là aussi il est bien difficile de faire la part de ce qui est vrai, et de ce qui relève des fausses informations intentionnellement distillées.

Les habitants des communes rurales veulent préserver la proximité des services et conserver des moyens de vivre qui ne soient pas «au rabais».

Le temps est venu de faire des vœux pour cela également.

 

 

Pour ajouter enfin autre chose de plus réjouissant je vous invite, si vous ne l’avez pas encore fait, à regarder sur le mur de la médiathèque, les portraits des enfants d’HAÏTI. Un beau projet d’un enfant de Tréal, Alexandre CORIC, qui dit des choses par l’échange de ses photographies d’écoliers au-delà des océans. Ce projet est aussi porté par la nouvelle directrice de notre école, Sylvie Rochard.

 

Et pour conclure, je vous souhaite à toutes et à tous,  et au nom du Conseil municipal, de passer agréablement et de manière confortable cette nouvelle année … En bonne santé, avec vos familles, vos parents, vos enfants, petits-enfants, et au-delà s’il se peut ? Vous êtes toutes et tous programmés pour faire des centenaires ! Pour cela il ne faut jamais repartir l’estomac vide de chez un ami qui vous invite, ni se refuser le plaisir de boire un coup entre nous !

 

Je pense à ceux qui ne sont pas là aujourd’hui avec nous … A leur santé !

Je salue les nouveaux habitants venus s’installer sur notre commune pour trouver en campagne probablement des choses et des relations devenues rares ailleurs… A votre santé !

Je remercie les employés de la commune pour leur efficacité tous les jours de l’année… A votre santé !

Je remercie les membres du Conseil qui ont préparé ce buffet, et sous la férule de Jacqueline ANNEE, notre ministre des bons coups à boire … A votre santé !

 

A votre santé à toutes et à tous, Mesdames, Messieurs,

A votre santé les enfants,

Et merci à tous de votre soutien.

 

Janvier 2019

 


 

Fables du Président et du porte-avion

Le rat des villes et le rat des champs

          Pendant que des millions de personnes  peuvent vivre dans ce qui est devenu du luxe, le luxe des grandes villes où tout est à portée de main, le choix de ses achats à profusion,  tous les accès directs aux soins et à l’enseignement, aux loisirs et à la culture, etc.  Où l’on sélectionne désormais les résidents par le biais du prix des loyers, sinon à être relégué dans des périphéries indignes.

Et sans aller jusqu’à  se déplacer tous en jets privés, de ces villes d'où il est encore possible de s'échapper, pour aller se défouler et prendre "du bon air" à grande vitesse sur des autoroutes payantes …

Pour aller voir si les abeilles sont plus belles ailleurs ?

Serait-ce un mauvais cliché imaginé par un "manant" mal embouché ?  A peine …

Durant le temps donc de cette vie plutôt confortable pour eux et probablement méritée,  le  reproche est fait à des millions d’autres  de polluer en chauffant leur maison mal isolée, qui parfois s’écroule ou prend feu, et les tue.

Et aussi se faire reprocher de se déplacer en voiture … à petite vitesse … pour aller à leur travail, labourer leurs champs, ou conduire leurs enfants à l’école. Simplement même pour aller se faire soigner là où c'est encore possible ! Et devoir payer plus cher demain encore le temps et l’énergie qu'il faut dépenser et que d’autres gaspillent sans compter !

«Pourquoi donc insistent-ils stupidement  à vivre en dehors des villes et à nous polluer ? Et en plus ils tuent les abeilles !»

«Ils ont pourtant des vélos électriques comme nous !»

Oups … Ça coûte combien une heure de vol d’un Rafale ?

Le vilain petit canard jaune

          Il y a cependant … et à le dire sans rigolade … la colère de tous ceux qui, jusqu’à présent "arrivaient à s’en sortir"  mais n’en peuvent réellement  plus qu’on leur demande encore davantage.

Ceux-là s’appauvrissent vraiment et restreignent  leur consommation et leurs déplacements, leurs soins et leurs plaisirs.

Dire à ceux qui s’opposent aux annonces qui sont faites, que c’est du "poujadisme" de dénoncer les travers de notre société inégalitaire, c’est faire preuve de mépris pour tous ceux qui n’ont pas eu l’opportunité d’être "millionnaires à 40 ans".

Des mots malheureux, un précédent facheux qui reste dans les mémoires, mais le style a-t-il vraiment changé ?

Les dirigeants de notre pays, autant que les élus de proximité, ont l’obligation morale d’être équitable et respectueux envers tous les citoyens.

Au-delà de toutes les protestations qui s’amplifient, plus ou moins judicieusement récupérées ou commentées, il y a désormais des questions de fond qui sont  posées et interrogent l’avenir du modèle social  de notre République, son fonctionnement et sa proximité, sa volonté d’accueil et d’intégration, etc.

Des questions auxquelles on refuse d’envisager des réponses de fraternité.

D’un côté les ajustements techniques d’un boutiquier qui n’a pas l’argent de toutes ses ambitions, et de l’autre la colère immense de personnes qui n’en peuvent plus d’être stigmatisées et pénalisées injustement.

Il y a des gens que l'on ignore de considérer, qui calculent chaque centime au jour le jour pour espérer vivre dignement. Ils n’y arrivent pas et sont désormais en marge… D’autres les suivent de près sur cette voie dangereuse.

Les véritables décisions à prendre … écologiques parmi les autres … ça fait trop longtemps que les politiques de tous bords et de tous pays les remettent à plus tard, et encore récemment avec les derniers reports qui ont été décidés … 

Mais tout est envisagé par le biais des profits immédiats  et des dividendes à sauvegarder. C'est aux usagers que l'on présente la facture, avant même que les travaux de première urgence ne soient entrepris !

Boutiquier encore … Il est peut-être là le poujadisme ?

 

Le roi Lion et la cour des loups

          Le vrai courage serait de démolir les véritables obstacles, le Charles-de-Gaulle est de nouveau opérationnel pour montrer les crocs.

On a laissé entrer les loups dans nos démocraties occidentales, elles craignent déjà les vieux fantômes qui les menacent de nouveau.

Des armées de conseillers techniques, en tous genres et en communication, sont à la manoeuvre pour faire avancer le porte-avion. Elles ne suffiront pas à ce combat sans une forte adhésion de tous les citoyens.

Les premiers mettent en scène leur propre imagination du futur, sur des consoles de jeux virtuels probablement ?  Il est permis d’y songer en voyant le Rafale sur un plateau de télévision.

Les seconds sont ceux du passé, ils doivent être courageux "comme en 14", c'est juste un mauvais moment et demain sera meilleur !

Cette scénarisation ne coûte rien à imaginer, elle n'engage pas les techniciens. Ils ne sont pas élus et ne rendront jamais de compte aux citoyens.

Très séducteurs et indispensables aux responsables politiques en place, visiblement !

S’il avait été élu de longue date notre Président saurait se méfier des mots de travers, sauf à les prononcer volontairement, du trop-plein d’images fabriquées qui reviennent en boomerang,  et de la communication « twittée » qui n’a peut-être pas sa place à ce niveau de responsabilité.

Quelle perte de temps et d’apprentissage.

« Dis papa c’était comment une abeille ? … Trop tard, roule pas trop vite et attache ton gilet ! »

Bernard, rat des champs, 17 novembre 2018.


COMMEMORATION DU 11 NOVEMBRE, MESSAGE DU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE

Un siècle,

Un siècle que l'Armistice du 11 novembre 1918 est venu mettre un terme aux combats fratricides de la Première Guerre Mondiale.

A cet affrontement interminable, nation contre nation, peuple contre peuple. Avec ses tranchées pleines de boue, de sang et de larmes. Ses orages de feu et d'acier qui grondaient par tous les temps et déchiraient les ciels les plus calmes. Ses champs de bataille éventrés et la mort, omniprésente.

Le 11 novembre 1918, un grand soupir de soulagement traverse la France. Depuis Compiègne où l'Armistice a été signé à l'aube, il se propage jusqu'aux champs de bataille.

Enfin, après quatre interminables années de bruit et de fureur, de nuit et de terreur, les armes se taisent sur le front occidental.

Enfin, le vacarme funeste des canons laisse place à la clameur allègre qui s'élève de volées de cloches en sonneries de clairons, d'esplanades de grandes villes en places de villages.

Partout, on célèbre alors avec fierté la victoire de la France et de ses alliés. Nos poilus ne se sont pas battus pour rien, ils ne sont pas morts en vain, la patrie est sauvée, la paix enfin va revenir !

Mais partout, aussi, on constate le gâchis et on éprouve d'autant plus de deuil : là un fils pleure son père ; ici, un père pleure son fils ; là, comme ailleurs, une veuve pleure son mari. Et partout on voit défiler des cortèges de mutilés et de gueules cassées.

Françaises, Français, dans chacune de nos villes et dans chacun de nos villages, Françaises et Français de toutes générations et de tous horizons, nous voilà rassemblés en ce 11 novembre.

Pour commémorer la Victoire. Mais aussi pour célébrer la Paix.

Nous sommes réunis dans nos communes, devant nos monuments aux morts, pour rendre hommage et dire notre reconnaissance à tous ceux qui nous ont défendu hier mais aussi à ceux qui nous défendent aujourd'hui, jusqu'au sacrifice de leur vie.

Nous nous souvenons de nos poilus, morts pour la France. De nos cilvils, dont beaucoup ont aussi perdu la vie. De nos soldats marqués à jamais dans leur chair et dans leur esprit. De nos villages détruits, de nos villes dévastées.

Nous nous souvenons aussi de la souffrance et de l'honneur de tous ceux qui ont quitté leur terre et sont venus d'Afrique, du Pacifique et d'Amérique sur ce sol de France qu'ils n'avaient jamais vu et qu'ils ont pourtant vaillamment défendu.

Nous nous souvenons de la souffrance et de l'honneur de dix millions de combattants de tous les pays qui ont été envoyés dans ces combats terribles.

Françaises, Français, nous sommes aussi unis en ce jour dans la conscience de notre histoire et dans le refus de sa répétition.

Car le siècle qui nous sépare des terribles sacrifices des femmes et des hommes de 14-18 nous a appris la grande précarité de la Paix.

Nous savons avec quelle force, les nationalismes, les totalitarismes, peuvent emporter les démocraties et mettre en péril l'idée même de civilisation.

Nous savons avec quelle célérité l'ordre multilatéral peut soudain s'écrouler.

Nous savons que l'Europe unie, forgée autour de la réconciliation de la France et de l'Allemagne, est un bien plus fragile que jamais.

Vigilance ! Tel est le sentiment que doit nous inspirer le souvenir de l'effroyable hécatombe de la Grande Guerre.

Ainsi serons nous dignes de la mémoire de celles et ceux qui, il y a un siècle, sont tombés. Ainsi serons nous dignes du sacrifice de celles et ceux qui, aujourd'hui, font que nous nous tenons là, unis en peuple libre.

Vive l'Europe en paix ! Vive la République ! Et vive la France !

Emmanuel MACRON, Président de la République, 11 novembre 2018.